L'ILLUSION DE LA MIXITE ?

Dans le sport, la mixité a toujours posé des difficultés. Avant 12 ans, les cours d'EPS sont mixtes puis d'un coup, les différences se marquent obligeant les enseignants à créer des groupes de niveau, puis des groupes non-mixtes. Dans le haut niveau, les disciplines ne mélangent pas les genres, si ce n'est les doubles de sport de raquette. Cela ressemble d'ailleurs davantage à des galas qu'à des tournois. Historiquement, on sait que les bains (médiévaux), les thermes (romains), les hammams ou les piscines s'organisent pour éviter les débordements (piscines à débordements = humour). Dans le secteur privé, depuis 20 ans, les salles de fitness se sont féminisées. Mais les différences d'objectifs, de comportements, des hommes et des femmes contraignent les acteurs du fitness a trouvé des parades, et offrir des propositions. Ainsi au fur et à mesure, la mixité inexorablement recule...



D'ABORD LE ZONAGE



Années 2000, les industriels du fitness organisent les espaces : rose, sombre, cardio, muscu, abdos... Qui dérange qui ? Là n'est pas la question, en revanche, tous les clubs réfléchissent à l'aménagement : Keep Cool, Amazonia, Fitness Park, avec plus ou moins de délicatesse. Cela engendre des conflits de représentation de ces espaces : la couleur, la taille, les poids... Il faut reconnaître néanmoins que le zonage facilite la vie de tous les adhérents. De même, le retrait petit à petit des miroirs, a favorisé à tempérer les ardeurs des hommes.



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Des zones roses bonbon inexplorées et dangereuses pour les hommes


PUIS LES HORAIRES



La composition souvent majoritairement féminine des cours montrent l'engouement des femmes pour les cours. Ils leur permettent de se retrouver entre elles, mais aussi comme les hommes, de comparer leurs performances et résultats. L'ambiance y est prépondérante pour fidéliser un maximum. Les clubs réfléchissent à cet aménagement temporel pour satisfaire au mieux les adhérentes : cours de vélocité, chorégraphie, relaxation...




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Depuis près de 20 ans, le fitness sur le web en France est rongé par les photos Istock



ENSUITE DES CLUBS ENTIERS DEDIES



Dans les années 2000, les Lady Moving et Curves impriment le rythme et sectarisent. C'est rose, orienté perte de poids et exclusivement pour les femmes ! C'est un début pour le fitness féminin, mais la gestion hasardeuse de l'enseigne Lady Moving (dizaine de procès) et l'aspect catégorique de la proposition n'ont pas convaincu dans la durée. En Belgique, certains Basic Fit n'autorisent pas la présence des hommes. En France, dans les années 2000, les clubs de muscu perpétuent la tradition de la muscu bien virile. 80% des adhérents de Gigagym par exemple, sont des hommes, avec les conflits que l'on peut imaginer. Ces clubs rencontrent leur succès et présentent un intérèt pour un public souvent perturbé par les clubs mixtes.




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2019 : le rose repousse toujours aussi efficacement le male



MAINTENANT DES BOUTIQUES



Certainement en réaction aux clubs impersonnels et trop malaisants, les boutiques proposent également de plus en plus d'experiences féminines. A Paris, "Chez Simone", dont on avait déjà parlé ici, met en avant sa communauté girly. "Paulette aux sphères" dans le 17ème, se définit comme "A club designed for you girls".


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ET ENFIN LE CULTE DU CORPS



Les hommes veulent des gros biceps, les filles des beaux "popotins". C'est le créneau tout trouvé de ces boutiques spécialisées. Les clubs s'appellent "I love my popotin" et ici pas de chichis, on vous propose la totale avec les programmes et les ventouses anti cellulite. Déjà deux clubs à Paris, et vu ce qu'il se trame en Russie et aux USA dans le fitness, on prédit à cette enseigne un bel avenir.

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